"Cher monsieur Felder,
Je reviens vers vous après avoir essayé une nouvelle recette de votre grand livre de la pâtisserie.
Mon précédent essai sur le gâteau poires-caramel avait ravi nos papilles, mais j'avais dû vous fâcher, car il paraissait évident que vous ne nous aviez pas simplifié la tâche. Cela dit, maintenant, je suis une pro du caramel.
Vous êtes donc un incorrigible farceur, (ou alors, vous êtes un adepte des méthodes d'entraînement des gymnastes d'Europe de l'est dans les années 80), car pour les petits sablés qui nous occupent aujourd'hui, vous nous demandez de faire tenir en équilibre des petits gâteaux en forme de rosaces.
Faut-il préciser que ce précaire équilibre est ABSOLUMENT INDISPENSABLE pour que la ganache chocolat caramel (par ailleurs divine) ne s'enfuit pas de l'espace où l'on essaye tant bien que mal de la confiner. Soit entre deux biscuits qui n'ont de cesse que de glisser l'un sur l'autre, laissant ainsi s'échapper leur précieux contenu.
M. Felder, je me vois donc dans l'obligation de sévir. Vous ne me donnez pas le choix.
Vous écopez donc cette fois-ci de 100 lignes, à faire signer par vos deux parents : "Je ne fais pas de vilaine blague aux nuls en cuisine."