Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Poires "Vie parisienne" de la Tour d'Argent

Nouveau défi avec mes copines !!!

Je vous les représente en repiquant honteusement une partie du précédent article consacré au défi Sensations.

1/ Des fois que vous l'ayez raté, c'est une nouvelle chance de vous régaler

2/ et puis, c'est déjà fait, hum hum hum...

Voici donc notre joyeuse bande :

Quelle dream-team mes amis, que des cuisinières de haut vol, sachez apprécier la chance que vous avez de les connaître avant tout le monde. Mais ouiiiii !

(Méfiez-vous quand même de la religieuse, elle m'a fait donner le thème de mon défi, mais s'est bien gardé de révéler le sien par la suite, la fourbe !)

Bon, bref, l'objectif du mois d'octobre était de relever un défi pioché dans les pages du nouveau magazine culinaire en vogue "Fou de pâtisserie". Oui, quand je vous disais, lors du dernier défi,que nous étions de vraies filles, cédant aux sirènes de la mode, j'avais hélas raison...Pathétique....

Quoi qu'il en soit, je pense, en toute MODESTIE, que j'ai choisi LA recette du magazine, faisant à nouveau preuve de toute la clairvoyance et l'intelligence qui me caractérise.

J'ai l'honneur de vous présenter....

---- Roulements de tambour -----

....La poire Vie parisienne, servie dans dans le célèbre restaurant : La Tour d'argent (mais oui, vous savez, un restau qui doit être super guindé... Où l'on n'a qu'une crainte, c'est de se chopper un vilain bout de salade sur les dents ; un seul regret, celui de ne pas pouvoir lécher l'assiette en faisant sssslurp (parce qu'au prix où on paye, hein, c'est bien dommage d'en laisser 3 gouttes) ; et un interdit suprême : ne pas demander à la fin du repas si on peut payer en chèques vacances ! Oui, tentons pour une fois de laisser notre côté prolétaire provincial au vestiaire, et enlevons donc la paille qui colle à nos sabots....

Donc, ce dessert automnal constitue un excellent choix car :

(pour un peu, je vais vous faire une dissertation avec thèse, antithèse, synthèse, comme au bon vieux temps du collège):

- il n'y a rien de difficile (même pour vous, c'est dire...) : si vous savez préparer une crème pâtissière, un caramel, et peler 3 poires, ce dessert est fait pour vous.

Et comme j'ai la grande bonté de vous donner de précieux conseils dans la recette, c'est vraiment inratable. Oui, je tiens à préciser tout de même ici que le magazine propose de faire un caramel, de le laisser refroidir, puis de le mixer au mixeur plongeant. Ah Ah AH AAAHHH, j'en rigole encore, en m'imaginant ceux qui essaieraient de casser un plaque de caramel comme ça. Autant prendre un marteau piqueur. Je vous donne évidemment la bonne technique dans la recette. Même les nuls, pardon, ceux qui ont encore une grosse marge de progression, peuvent y arriver en suivant les conseils. Maiiiis noooooon, z'êtes pas nuls.....

- On peut s'y prendre à l'avance : autant dire que pour moi qui cuisine à une vitesse inversement proportionnelle à celle de mon esprit brillant, aiguisé et affûté, c'est un réel atout ! Le montage final est très rapide. Même pour moi. Oui, bon, ça va, on n'est pas aux pièces non plus...C'est la jalousie qui vous fait médire, c'est sûr.

- Il est amusant à manger : on casse les tuiles de caramel avec la cuillère, on va chercher les morceaux de poires cachés, on s'amuse, on s'éclate (oui, enfin, là, je le survends peut-être un peu). Si je voulais utiliser le jargon culinaire à la mode, je dirais que c'est un dessert gourmand, généreux et ludique. Et qui raconte une histoire. Mais je n'ai pas besoin de ça, pffffut (bruit de dédain).

-Il en jette visuellement : éblouir ses convives, faire sa crâneuse, ça n'a pas de prix. Enfin, si... (lisez donc le paragraphe suivant)

- surtout, SURTOUT, SURTOUT : ON LE PAYE 28 EUROS A L'UNITE dans le vrai restaurant.

Alors là, mes amis, j'avais une calculette dans les yeux lorsque je l'ai servi à 4 reprises aujourd'hui.

28 X 4 = beaucoup de sous.

Sachant qu'il n'y a aucun ingrédient onéreux, ce dessert sied parfaitement à mes origines aveyronnaises.

Oh... mais si ça se trouve, le chef du restau est un Aveyronnais, ce qui expliquerait la conception judicieuse du dessert, et son prix.

Gnark, gnark, la mafia aveyronnaise plumerait honteusement les clients : "Faisons donc payer à prix d'or au pigeon, pardon, au cher client, un dessert dont les ingrédients coûtent 3 francs 6 sous."

Rhooooo, ce ne serait pas joli joli, mais ce serait rudement malin. J'aime !!!!

PS : L'expression "3 francs 6 sous" traduit honteusement mon grand âge. Pour un peu, je vous parlais en anciens francs, dites donc....

un essai de dressage en coupelle, mais mieux vaut utiliser une assiette creuse !

un essai de dressage en coupelle, mais mieux vaut utiliser une assiette creuse !

Tag(s) : #poires vie parisienne, #tour d'argent, #fou de pâtisserie, #tuiles caramel, #vanille, #poires, #crème pâtisière